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dimanche, juillet 3

00.50 A.M the brightest hour was here with you.






Je me fais à toi doucement, je me colle à ton corps et je prends la forme du lierre qui s'enroulera autour de toi pour survivre.

En remerciement, je t'ai fais un petit carnet, juste un foutu petit carnet.






Laisse moi encore un peu le temps de dormir contre toi, de me rendre compte que je ne suis pas complètement perdue, de me réveiller à tes côtés dans une tente surchauffée, d'ouvrir les yeux et de voir que tu me regardes, laisse moi un peu le temps de te découvrir, de découvrir ta peau et ce que tu es, laisse moi encore le temps de te regarder marcher, t'asseoir, te lever, laisse moi le temps de te regarder vivre et de trouver ça magnifique, laisse moi encore un peu de temps avant que je doive tout raconter et briser l'illusion délicieuse qui est encore ton image de moi, laisse moi écouter la musique de nos soupirs emmêlés, laisse moi découvrir ça comme si c'était la première fois que ça m'arrivait, comme si j'étais pas souillée des fois d'avant, comme si j'avais pas manqué de crever, comme si on m'avait jamais traînée dans la boue. Laisse moi le temps de finir mon foutu petit carnet. Laisse moi encore un peu le temps de respirer ton air, de marcher dans tes pas, de te trouver merveilleux, incroyable, unique, laisse moi encore un peu le temps de commencer à commencer à guérir,


et après tu pourras t'en aller.

lundi, novembre 29

Et cette vie étrangère, comme sous d'autres étoiles...


Tu n'y peux rien. Moi même je n'y peux rien. Y'a des choses qui sont faites pour durer, d'autres pas. Tu as raison, on ne peut pas expliquer ça, je ne peux pas changer ce qui arrive sans raison.

Mais pas ça. Pas toi. Pas nous. Ne nous touche pas. Ne touche pas à ta main sur ma hanche. Comme mercredi dernier, où aucun de nous deux n'avait le courage de lâcher l'autre, de rompre la dernière étreinte. Ne touche pas à notre bonheur, nos rires, nos soupirs. On était bien, non ? C'est ce que je n'arrête pas de me répéter. On était si bien que ça ne peut pas se terminer. Je ne veux pas y croire. Je n'y crois pas. J'ai essayé pourtant, tout le monde a essayé de me convaincre. Une semaine après, je ne dors pas plus, je ne mange toujours pas, je me réveille en sueur et terrorisée, par des cauchemards qui n'en sont pas. Je suis malade à crever, tu me manques tellement que j'en ai mal aux os. Je ne pleure même plus, et c'est peut être ça le pire. Je n'ai plus ni la force ni l'envie de me battre, de te tourner le dos, de m'éloigner, de sauver ma peau.

La vérité, c'est que j'aime que toi et qu'il faut que tu reviennes.

Je t'en supplie.

dimanche, octobre 31

Come give love because I can't give love.


Tu n'as pas hérité de la plus facile, et il faut bien te reconnaître ça, tu ne t'es pas laissé décourager. Tu t'es juste attaqué à ta tâche, avec courage et détermination. Tu m'as écoutée pleurer à quatre heures du matin, tu as difficilement compris mes sautes d'humeur. Tu ne comprends pas mes jalousies, parce que tu n'en vois pas l'intrêt. Il n'y en a pas. C'est juste que je désteste qu'elle te touche comme je ne pourrais jamais te toucher. Avec tendresse, parce que je ne sais pas être tendre. Je ne suis vraiment pas la copine idéale, je suis même plutôt une plaie. Quelque chose de trop douloureux pour que tu le portes seul, voilà ce que je suis. C'est pour ça que je dois répartir mon amour sur plusieurs personnes. Tu comprends ? Sinon, si je t'aimais autant que je les ai aimés, tu serais détruit par quelque chose que tu n'entends même pas.


(Mais comment est ce que tu pourrais m'aimer correctement ? Tu vois, je ne te demande pas d'être juste amoureux de moi, cet amour plat que tu pourrais donner à n'importe quelle autre fille. Que tu lui a donné à elle. Il ne te suffit pas de m'aimer. Il faut que tu aimes mes cernes et ma tête du réveil, avec les cheveux en l'air. Il faut que tu aimes mes frères, toute ma famille, il faut que tu aimes même mon beau père. Il faut que tu aimes mes pâtes trop cuites et le goût de mon gel douche sur ma peau. Il faut que tu aimes mes amis, même les pires, que tu aimes leurs phrases et leurs apparence déglinguées. Il faut que tu aimes mon quotidien, mes cours de solfège, la sonnerie de mon réveil... Il en suffit pas que tu m'aimes, il faut que tu aimes l'air que je respire, le sol sur lequel je marche, les peaux que je touche. Il faut que tu aimes tout ce qui m'entoure. )

Devine moi. Décrypte moi. Je ferais des conneries et n'accepterais pas de toi le moindre pas de travers. Je t'en voudrais toujours quand tu diras que je suis trop maigre. Je me moquerais souvent de toi. Je te frapperais quand j'irais mal. Je te rendrais coupable de ma douleur. Je suis égocentrique et j'exigerais de toi que tu me vénères. Tu es toujours sûr ?

Maintenant que j'ai veillé sur ton sommeil, enfoui mon visage contre ton pull et perdu le contrôle dans tes bras, je t'aime beaucoup trop. Ca me fait peur pour toi, en fait. Pour moi aussi, parce que c'est trop bon pour être vrai.

dimanche, août 8

J'ai un aller simple pour les étoiles.




C'est arrivé d'une façon tellement peu romantique.


On était sur une plage et ça c'était plutôt cool. Un rendez vous prévu depuis longtemps. Il n'est pas le genre spontané et imprévisible, c'est peut être mieux, pour cette fois de ne pas prendre de risques.


Il parlait. Il parle beaucoup, et moi je l'écoute beaucoup. Sans intérêt. Et c'était tellement dénué de sens que je me suis dit que si je ne l'embrassais pas là, dans la seconde, je n'aurais plus jamais envie. J'ai tout coupé, et sa parole et son élan, stop faut que j'essaie un truc, je n'ai pas attendu qu'il réponde. J'ai cru qu'il allait me repousser jusqu'à la dernière seconde, mais il ne l'a pas fait.


Il est tout jeune et nouveau. Il m'a dit "tu m'as pas demandé mon avis" comme si c'était grave. Je lui ai demandé son avis "pour le deuxième, je te laisse réfléchir". Je me suis allongée, le deuxième n'a pas tardé.


Et le reste a suivi, le soir même. Sans extase ni ennui. Son corps contre le mien me faisait le même effet rassurant que mon drap de lit. Sa respiration était haletante, la mienne n'était qu'un soupir lassé, et j'ai pleuré ensuite, comme à chaque fois.


C'est dommage qu'il n'ai pas les yeux clairs et le sourire solaire. C'est dommage qu'il soit si prévisible. C'est dommage qu'il ne soit pas communiste. C'est dommage qu'il n'ai jamais vu Las Vegas Parano. C'est dommage qu'il porte ce prénom. C'est dommage qu'il n'ai pas les mots de ton optimisme brisé. C'est dommage qu'il ne soit pas toi.




Mais le soir quand je serais seule, faute de pouvoir te parler, je pourrais au moins parler à quelqu'un. Je ne fais pas ça par envie, mais ça m'aidera peut être, qui sait. Merci pour tout et bonsoir.




Je t'aimerais toujours.

mardi, avril 13

C'est pas perdu puisque tu m'aimes.




Je ne sais pas si on peut appeler ça le bonheur, ou simplement la résignation, l'habitude d'être ici. Allez c'est parti je me lève je vis je souris. Je bois je mange. Pas d'amour mais des amis toujours là pour ouvrir la bouteille et chanter un peu dans les rues. Pas d'amour mais de la musique à mourir, des requiem et des concertos et l'air de la réconciliation des Noces de Figaro à s'en exploser les oreilles. Pas d'amour mais les Fleurs du Mal de Baudelaire. Pas d'amour et des insomnies à regarder le ciel dans ma chambre noire en étouffant mes larmes dans mes poings. Pas d'amour mais de l'écriture et des tentatives de bosser la guitare et les cours, mais rien à faire. Pas d'amour et une flemme colossale de vivre. Pas d'amour mais des gens dans la rue et les gens sont beaux. Pas d'amour mais mon petit frère avec son courage et son sourire. Pas d'amour mais l'anniversaire de Dimitri bientôt. Pas d'amour mais quand même du rire. Pas d'amour mais quand même de la vie, avec la même douleur toujours.Pas d'amour mais des tonnes de médicaments. Pas d'amour mais Manu Larcenet. Pas d'amour mais mon Beretta calé contre mon épaule comme un prolongement de mon bras, sans faiblesse. Pas d'amour mais Joe et ses mystères. Mais d'amour mais toujours les mêmes manques. Pas d'amour mais quand même.toi.
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Et tout bien réfléchis, rien ne change.
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(photo Chadwick Tyler.)

Etude rapprochée du spécimen.

Ma photo
Je suis vivante. Je respire, j'ai deux bras, deux jambes, deux yeux, des ongles, des cheveux, des cils et un organe reproducteur aux dernières nouvelles féminin. Tout fonctionne très bien merci.

Youpi.